Meilleurs amis au lit.

J’pense que l’erreur la plus commune c’est de penser que l’amitié et le sex ça fait bon ménage. Faux, allez pas vous aventurer là-dedans. C’est correct l’espace d’un moment, le temps que ça dure, mais ça finit toujours de la même façon.

C’est difficile de survivre à une amitié où l’autre personne finit par te considérer comme un trou. Ce que j’veux dire c’est que tôt où tard tu finis par te sentir utilisé, pis les relations utilitaires ça augure jamais rien de bon. Les amis c’est pas fait pour coucher ensemble, c’est pour ça qu’on les appelle amis et pas autre chose.

Pourtant, on le sait comment sont nos amis par rapport à leurs relations sexuelles. Le nombre de fois où ils nous en parlent, pourquoi ce serait différent dans notre cas? Et puis n’importe qui de sensé à pas envie d’entendre déblatérer la personne avec qui elle couche sur ses autres relations intimes. J’veux dire, gardes-toi une gène.

C’qui est difficile c’est d’établir la marge à franchir et à ne pas franchir, puis c’est jamais la même d’une personne à une autre. Ce qui passe pour moi ne passera peut-être pas pour toi, on est tous différents après tout. Mais tes amis tu les choisis, tu les connais bien aussi, vous partagez des intérêts communs, avez les mêmes valeurs. Et après un certain temps, quand tu décides de t’aventurer dans une relation un peu plus compliquée avec l’un d’entre eux, tu espères tout de même que vous soyez sur la même longueur d’ondes. C’est normal, vous vous promettez de vous respecter dans tout ça et vous vous connaissez assez bien pour savoir où poser la limite.

Mais non, c’est quand même pas suffisant. Parce qu’être ami avec quelqu’un et partager son intimité avec quelqu’un ce sont deux choses complètement différentes. Et la personne que vous croyiez connaître s’avère à être une toute autre personne. Et ce lien que vous aviez de particulier, ne semble peut-être plus aussi unique. Et cette impression d’être spéciale à ses yeux, n’était peut-être qu’une simple illusion.

T’sais, la voix dans votre tête qui vous dit que vous avez trop à perdre dans votre amitié pour risquer le tout, elle a raison. C’est l’autre voix de laquelle vous devriez vous méfier, celle qui vous dit d’essayer, que peu importe ce qui arrive, vous êtes tous deux assez matures pour gérer la situation correctement. Non, assez matures peut-être, mais vous êtes beaucoup trop investi émotionnellement pour risquer une si belle amitié. J’vous l’dis, pour être passé par là, on y survit pas.

T’as l’amitié, t’as le sex, pis t’as les miettes qui en reste une fois que t’as faite l’erreur de mixer les deux.

R. en paix

Salut mon coeur,

Comment tu vas? Question assez conne, je sais. Pas super, j’imagine. J’comprend, j’suis tellement désolée pour ta perte, ça m’pogne au coeur. C’est fou, comment certains moment peuvent durer une éternité et comment la vie, elle, peut s’éteindre en un souffle. J’ai mal en dedans pour toi, pour vous. J’ai mal pour ta mère, qui resplendi toujours de joie et qui doit être dévastée aujourd’hui. J’ai mal pour ton père, ton frère et ta soeur, parce que je les aime comme ma propre famille. J’ai mal pour tous les autres, parce que ce sont des gens que tu aimes et qu’ils souffrent. J’ai mal pour toi dommy, j’ai envie d’être là, j’ai envie de te prendre dans mes bras et te dire que ça finit par passer, la douleur dans ton estomac.

C’est con. Dire qu’il y a deux jours on se disait adieu tous les deux sans savoir qu’aujourd’hui tu dirais adieu pour de vrai. J’me sens égoïste, d’être en colère contre toi sachant qu’aujourd’hui tu vies un deuil des plus déconcertants. Je savais pas tu sais, que c’était imminent. J’me sens égoïste de pas l’avoir su, j’veux dire y’a bin quelque chose quelque part que j’ai manqué, si j’étais pas au courant qu’un de tes êtres chers était mal en point. J’aurais dû être là pour toi, assez pour que t’aie envie de me confier ta peine.

J’ai jamais vraiment pris la peine de demander, comment c’était vous deux. Le genre de relation que tu entretenais avec ton grand-père maternel, j’ai jamais su si vous étiez proches tant que ça. J’imagine que oui, pour les fois que je vous ai vue ensemble.

Je le connaissais pas beaucoup, à peine pour être honnête. Je crois que j’peux dire que je l’aimais bien, surtout parce qu’il avait du goût. Après tout, il me disait quand même que j’étais une belle jeune femme. Tu sais de qui tenir ton petit air de charmeur en tout cas.

Tu sais, j’suis quand même là. Malgré les choses moins belles qu’on ait pu se dire au cours des derniers jours, j’suis toujours présente pour toi. J’veux que tu saches que tu peux me faire confiance, que tu peux t’appuyer sur mon épaule si t’as besoin d’un coup de main pour te relever, j’te laisserai pas tomber. Je sais que ça peut avoir l’air du contraire, je sais que j’peux avoir l’air de t’abandonner dans un moment difficile, mais c’est pas le cas. C’est difficile pour moi aussi tu sais, de piler sur mon orgueil, mais c’est quelque chose que j’suis prête à faire n’importe quand si ça signifie que j’peux t’aider d’une quelconque manière à passer au travers de tout ça.

Je t’aime, believe it or not, ta peine m’affecte aussi et jamais dans 100 ans j’te souhaiterais malheur. J’ai toujours juste voulu ton bien être, et encore aujourd’hui la seule chose qui m’importe c’est que t’esquisse un sourire sur ton visage à nouveau.

Prières

Grand-mère, je sais comme juste pu à qui m’adresser tu vois. J’m’excuse tu sais, de fixer mon plafond de chambre en pleurant le soir dans mon lit et en t’implorant d’faire en sorte que ma vie se déroule un peu mieux. Je l’sais qu’tes comme en vacances en haut, que c’est ton moment de paix à toi, que la vie sur Terre c’est terminé pour toi et que t’as pu à dealer avec ce genre d’affaires-là. C’est juste que c’est plus fort que moi, j’ai l’impression que t’es la seule en haut à avoir du pouvoir sur c’qui s’passe ici.

Tu l’sais, j’ai jamais vraiment eu la foi.Croire en une force spirituelle c’est comme au dessus de mes forces, mais croire en toi c’est juste naturel. Parce que j’me dis que tu dois pas être partie bin bin loin, que t’as mis une famille au monde et qu’tu vas t’assurer que tout se passe pour le mieux pour chacun d’entre nous. Alors quand j’me couche le soir, les larmes aux yeux, c’est à toi que j’m’adresse.

Parce que j’ai besoin de comprendre pourquoi la vie est mal faite à ce point-là grand-mère. J’ai besoin de comprendre pourquoi j’suis tombé solide en amour avec quelqu’un pour qui j’valait pas grand chose. J’ai besoin qu’on m’explique l’injustice du coeur brisé et de la sensation de vide dans l’estomac. J’ai envie de savoir pourquoi. À quoi ça sert. Parce que de m’dire que les épreuves servent à me rendre plus forte, à un point, j’en ai eu pis j’en ai vu des épreuves et j’en veux plus. C’est difficile à accepter tu vois, de ne pas être apprécié autant qu’on le voudrait, j’trouve ça rough en maudit pour l’orgueil.

Le plus difficile c’est de pas comprendre pourquoi ça passe pas. J’veux dire après avoir accepté que ça fonctionnait pas, après avoir fait le nécéssaire pour prendre nos distances, pourquoi ça passe pas? Pourquoi, après des mois et des mois sans aucune nouvelle de lui et sans essayer d’en avoir, j’y pense encore autant. J’essaye de comprendre, grand-mère, pourquoi la vie a mis sur mon chemin un être pour qui je ressentirais des émotions aussi forte, pour que ce serait pas réciproque et de qui, malgré le temps, j’n’arriverais pas à m’enlever de la tête. Est-ce que j’mérite ça? Sérieusement des fois j’me le demande vraiment, est-ce que j’ai fait quelque chose de cruel et karma’s a bitch vie avec les conséquences aujourd’hui? Parce qu’honnêtement c’est pénible comme châtiment.

Je sais que je gosse le soir, à te demander de faire en sorte que ça aille mieux, mais je crois sincèrement qu’il n’y a que toi qui peut m’aider à travers ça. J’espère que, avec le caractère qu’on a dans famille, t’as ton mot à dire là-haut sur le déroulement des choses et qu’tu vas pousser un peu de mon bord pour m’aider à me relever.

Merci

M-A.B

C’est le genre de rencontre banale, comme ça, qui sans t’y attendre change le cours de ta vie. J’ai rencontré mon meilleur ami à ma quatrième année de secondaire, durant une sortie spéciale dans une retraite en campagne pour le weekend. Y’a des gens dans vie avec qui ça fait juste cliqué, comme ça et avec lui ça a juste cliqué, comme ça, je crois que c’est une question d’affinités. C’était le genre d’amitié présente sans être abusive. Avec mes autres amis y’avait comme une règle non-écrite qui stipulait qu’on devait se voir au moins trois fois semaine et ce, en dehors de l’école. Notre code à nous était différent; j’peux pas dire qu’on se voyait si souvent que ça, même à l’école, on se croisait peut-être pas nécessairement tous les jours.

C’était le genre d’amitié qu’on savait présente et qui nécessitait aucune preuve ni aucun engagement, c’était juste là. On savait que peu importe, on serait là l’un pour l’autre. Avec le temps on a juste développé quelque chose de plus fort, voyez-vous. J’crois que ce qui défini le mieux une amitié c’est la loyauté et ça, on n’en manquait pas. Maintenir la connexion malgré la distance et les horaires chargés c’était aussi simple que bonjour. Et si l’un avait des plans quand l’autre lui en proposait, on faisait avec et on s’arrangeait autrement, y’a jamais vraiment eu de drama.

Aujourd’hui, avec bien du recul, je réalise que ce qui semblait être une amitié banale et ordinaire s’est révélé être beaucoup plus que ça. C’est vraiment rare de pouvoir dire de quelqu’un qu’on lui fait confiance à 100%, que no matter what, on sait qu’on peut compter sur cette personne. Avec lui, c’est plutôt du 110% même, et une confiance complètement aveugle sans aucune restriction.

C’est le genre de personne qui te fait te sentir bien, juste par sa présence. C’est le genre de personne attentionnée, qui care et qui s’investi. C’est le genre de personne qui va donner, sans espérer recevoir en retour, qui va aimer, ouvertement et à son plein potentiel. C’est le genre de personne qui t’inspire à aspirer, qui puts hiself out there, qui fonce, qui persévère sans jamais baisser les bras. C’est le genre de personne qui te pousse à te surpasser et qui te donne envie d’être la meilleure version de toi-même. Il a confiance en toi et en ta réussite et il est prêt à investir de son temps pour t’aider à briller.

C’est le genre de rencontre banale, comme ça, qui sans t’y attendre change le cours de ta vie.

J’avais jamais pensé un jour rencontré une personne aussi extraordinaire et aujourd’hui j’peux me prévaloir de l’avoir comme meilleur ami.

Le pardon

On m’a toujours dit que les trois phrases les plus difficiles à prononcer étaient “Je t’aime”, “Je m’excuse” et “Je te pardonne”. Pour moi ça a toujours été la dernière, d’aussi loin que je me souvienne, je ne crois pas l’avoir jamais prononcée.

Ma mère m’a souvent répété que j’avais la tête dure, que j’étais orgueilleuse comme ça s’peut pas, je l’ai toujours obstiné du contraire, sans jamais lâché prise (juste histoire de prouver que j’avais pas la tête dure). Mes débats avec elle étaient sans doute aussi ironiques qu’une végétarienne qui mange une tranche de bacon, t’sais.

Ça fait que j’ai toujours eu la rancune bin bin facile. Si mon frère avait le malheur de changer le poste du téléviseur durant mon émission préféré, croyez-moi que dix ans, vingt-trois jours, quatre heures et cinquante-six minutes plus tard, eh bin il se le fait encore remettre au visage. Après tout, c’était vraiment pas chill de me faire manquer la fin du 12e épisode de la 3e saison des frères scott.

Et puis, avec le temps j’vous dirais que ça s’est jamais vraiment amélioré. Parce qu’en grandissant on réalise qu’il y a des débats plus importants que le fameux shotgun front avec ton frère et que la rancune grandit en fonction du problème. Ça fait que plus le temps avance, plus les débats sont gros, plus la rancune y va par là! J’en ai renié des gens, pour des oui et des non, sans vraiment savoir si passer par dessus mon orgueil aurait pu mener à dequoi d’un peu plus positif.

Le problème avec moi c’est que j’suis vraiment sensible à mes émotions. Rares sont les choses qui me mettent hors de moi ou qui m’atteignent fortement, mais quand ça arrive, croyez-moi c’est pas beau à voir. J’ai des valeurs fondamentales auxquelles je m’attache pour bâtir ma vie et forger ma personnalité; la loyauté, le respect et l’honnêteté en sont les bases.

Toi, ma belle, t’as pillé sur les trois sans aucune gêne et avec aucun remords, en toute impunité. T’es venue me chercher dans toutes les sphères qui pouvaient m’affecter et t’as titillé en moi toute la haine et la méchanceté qui pouvait en sortir. Tu l’as reçue aussi, cette méchanceté-là. J’vous l’ai dis plus tôt, c’est rare, mais quand c’est là, tasses-toi. Je crois que de piler sur l’honnêteté en agissant comme l’hypocrite que tu as été était une chose, mais de me manquer de respect en allant t’attaquer aux liens et à la loyauté que j’avais créée avec autrui, ça c’était une limite que tu ne devais pas franchir.

Ça fait un moment maintenant, et puis aussi mal faite que soit la vie, tu fais partie intégrante de la routine de gens qui me sont chers. En outre, j’suis pas mal obligé d’accepter le fait qu’indirectement tu fasses partie de ma vie à moi aussi. C’est quelque chose que j’ai peine à digérer vois-tu, parce que j’trouve que justice n’a pas été rendue par rapport à tout ça. D’un autre côté, après le recul que j’ai pris, j’aurais pas envie que tu souffres de la manière que j’ai souffert, c’est pas quelque chose que je souhaites aux gens, même si j’t’aime pas particulièrement.

J’m’enfarge un peu dans mes mots pour t’expliquer qu’en faite j’suis rendu là. C’est du passé, j’suis arrivé devant le fait accomplit et ça m’a mit hors de moi, mais c’est terminé aujourd’hui. Je t’en ai voulu plus qu’aux autres parce que t’étais la seule variable de l’équation que j’pouvais tasser de ma vie sans éclater en morceaux. Aujourd’hui c’est différent. Aujourd’hui je sais, que de vrais amis n’auraient jamais laissé passer ça, que de m’avoir aimé réellement l’aurait empêché d’aller vers toi, que de m’être retiré la tête du sable avant m’aurait évité toute cette peine. Je ne peux pas revenir dans le passé et changer ce qui est arrivé, mais j’peux décidé de tourner la page et de lâcher prise pour pouvoir avancer dans le présent vers un futur moins torturé. C’est pour ça qu’aujourd’hui, je te pardonne.

Je te pardonne et je suis désolée, c’était pas à toi de prendre tout le blâme pour ça.

J’ai décidé de revenir écrire parce que ça feel pas fort ces temps ci. Anyway, on se le cachera pas, c’est pas mal la seule raison pour laquelle j’écris habituellement, parce que j’ai de la peine, pis que j’ai besoin de l’exprimer d’une façon ou d’une autre.

T’sais j’pensais vraiment que j’y arriverais, j’veux dire j’me suis tellement pomper pis charger la tête de bonnes intentions pis de motivations. J’me rend compte aujourd’hui que j’suis pas si forte que je le pensais, que c’est beaucoup plus difficile que je me l’étais imaginer. Ça avance pas fort fort, mon tournage de page.

J’me flatte dans le sens du poil en m’disant que ça va mieux, que ma vie a repris son cours, que j’réussis à avancer sans lui, peut-être même beaucoup plus qu’avec lui. Mais criss que ça va pas tant que ça. J’veux dire, oui j’suis bien, pis j’passe au travers de mes journées avec un sourire d’étampé dans face pis c’est loin d’être juste un masque. J’suis vraiment heureuse et mes projets avancent mieux que jamais. Pourtant j’me couche le soir et, autant ma journée était encore meilleure que celle d’hier, autant t’es encore la seule personne avec qui j’ai envie de le partager.

T’es la seule chose qui rempli mon esprit à compter de 11h pm quand j’suis étendue toute seule dans le noir de ma chambre trop grande pour que tu n’y sois plus. Fouilles-moi pourquoi mais les deux dernières nuits ont été pénibles. Ça fait des mois aujourd’hui que on ne s’est pas vue, ça fait des mois que j’ai plus de nouvelles de toi, que t’apparait même plus sur mon fil d’actualité Facebook parce que j’t’ai bloqué toi pis ta gang de morons. Ça fat des mois que je l’sais que c’est terminé pour de bon nous deux et que ça m’affecte pas plus qui faut, mais là depuis une semaine c’est plus difficile.

On dit qu’avec le temps on finit par pardonner, j’pense que de te pardonner c’est la pire affaire qui puisse m’arriver. Parce que c’est vrai, c’était beaucoup plus facile de passer à autre chose au début, quand j’t’haïssais encore pour tout ce que t’avais fait. Mais le temps fait bien les choses pis peu à peu j’ai finit par passer par dessus la haine, pis peu à peu les bons moments me sont revenus en souvenirs. Le temps fait bien les choses, ça dépend pour qui. J’te dirais que de me coucher tous les soirs en pensant aux bons moments qu’on a vécu ça m’donne pas pentoute la force de continuer à tourner la page. Pourtant j’étais bien partie.

Le plus difficile j’pense que c’est de me demander si tu penses encore à moi toi aussi, même si dans la plupart des cas la réponse est souvent négative. J’me demande comment tu peux estimer autant quelqu’un pour qui tu vaux rien, criss que la vie est mal faite.

Beau destin de marde ça, avoir mis sur mon chemin quelqu’un qui servirait juste à me briser.

Bonne fête

Il est passé minuit, enfin, c’est plus ta fête.

Tu sais, j’ai pensé à toi toute la journée. J’ai pensé à toi hier soir avant d’aller dormir aussi, à minuit pile. J’avais l’habitude de t’écrire à minuit tapant pour ta fête, histoire d’être certaine que je te le disais en premier. Je préparais même mon message à l’avance, je sais, un peu too much, mais c’est comme ça quand on tient à quelqu’un I guess.

J’ai eu envie de t’écrire, toute la journée, y’a tellement de choses que j’avais envie de te dire, y’a tellement de choses que j’avais envie de te souhaiter. J’avais envie de t’appeler, d’entendre ta voix, juste quelques secondes, parce que ça me manque. J’avais envie de te serrer dans mes bras, pour te sentir près de moi, comme si rien n’avait changé. J’avais envie de t’écrire juste pour que tu saches que malgré toutes les affreuses choses que j’ai pu te dire je pense encore à toi. J’avais envie que tu saches que je me souvenais de toi et de cette journée, que j’y tenais encore, à nous.

C’est difficile, t’sais, passer à autre chose. Encore aujourd’hui y’a des jours où j’me demande ce qui a bien pu se passer, où j’me demande comment on a pu laisser les choses se faner à se point. L’amour c’est pas si compliqué que ça, ça aurait pu être beau nous deux, on aurait pu passer la soirée ensemble ce soir, j’aurais pu te cuisiner ton plat préféré devant un film collés collés pour ton anniversaire..

Mais de t’écrire aujourd’hui c’était au delà de mes capacités. Tu m’as tellement blessé, j’veux dire, comment tu peux prétendre aimer quelqu’un et lui faire autant de mal? J’suis pas ici pour te faire ton procès, c’est quand même ta fête après tout, mais de justifier le fait que je t’aie pas écrit pour ton anniversaire c’est important pour moi. Je t’ai pas écrit parce que j’en avais pas la force, parce que j’ai fait le choix de te supprimer de ma vie et que je passerai jamais à autre chose si je m’accroche pas à cette décision.

C’était ta fête aujourd’hui, j’espère que tu as passé une journée inoubliable. J’espère qu’elle a été remplie de moments spéciaux, de rebondissements, d’éclats de rire et de sentiment de bien-être. J’espère que tu as eu tout ce que tu désirais, que tu en as profité pour te gâter, tu le mérites. J’espère que t’es allé faire de la planche, c’est ta maison là-bas. J’espère que t’as eu le regard pétillant, j’m’ennuie de ce regard-là, et que t’as souris plus qu’une fois, c’est beau quand ça t’arrive.

Bonne fête mon coeur.