Tout allait bien, jusqu’à temps que ça aille moins bien.

Quand j’te vois aller, j’me pose soixante dix mille questions à la fois dans ma tête. Chaque move que tu fais, chaque chose que tu me dis, chaque décision que tu prends. C’est comme si j’allais jamais réussir à te comprendre entièrement. Comme si chaque fois que j’pense que j’te connais, que j’t’ai déchiffré, j’réalise que j’te connais pas pentoute finalement.

 

T’es ce genre de gars-là, mon grand. Le genre de gars qui fait un pas en avant, pour reculer de vingt pieds derrière par le suite. Tu donnes un p’tit peu, pis tu repars en courant par peur d’en avoir trop donné, d’en avoir trop fait, d’être rendu plus loin dans ton coeur que tu voudrais l’être. Parce que plus tu passes de temps avec moi et plus tu réalises que ton coeur, y’en a fait du chemin, sans que tu t’en rende compte, mine de rien, comme ça, y’est rendu beaucoup plus loin que toi.

 

T’sais, je comprend que t’aie peur. J’comprend que tu sois pas prêt à t’engager, que c’est gros pour toi. Mais j’pense que sans le vouloir, tu t’es déjà engagé. Pis j’pense que c’est ce que ton coeur essaye de te dire, par les p’tits trucs que tu fais, les p’tites attentions que tu donnes sans t’en rendre compte. Pis tu le réalise comme toujours trop tard, une fois que t’en as déjà un peu trop donné, une fois que tu t’es déjà un peu trop ouvert. Tu t’es attaché toi aussi, pis t’essaye de te convaincre du contraire parce que ça te fait chier de devoir l’admettre, pis parce que tu le sais que plus ça va, plus tu vas t’attacher. Faque tu fais le cave, pour t’assurer qu’on recule un peu, chacun de notre côté. Pis même si tu dis que j’reviens toujours, au bout du compte tu reviens toi aussi. Pis l’attachement est encore là, un peu plus présent, un peu plus fort. And you’re just as screwed as I am. La seule différence c’est que moi, c’est un peu plus comme le contraire.

 

Parce qu’à chaque fois que tu rebrousse chemin, j’perds un peu plus confiance en toi, j’perds un peu plus d’amour pour toi, j’perds un peu plus mon temps aussi. Pis perdre mon temps bin, j’commence à être tannée un peu. Parce que plus j’vieillis et plus j’prend de la maturité, plus j’réalise que toi, t’es bien loin de la maturité, pis t’es pas mal plus jeune d’esprit aussi. Alors chaque fois que tu décide de faire le con, tu m’éloignes un peu plus de toi. Parce que chaque fois que j’pense que ça va bien, qu’on s’enligne vers quelque chose de meilleur, tu me fais réaliser que j’me fais un peu trop d’idées, que j’mets un peu trop d’espoir en toi, pis tu finis par me décevoir.

 

Pourtant, ça allait bien nous deux, depuis un moment. C’est plate tu sais. Parce qu’être en amour avec quelqu’un qu’au fond tu ne connais pas et que tu n’connaitras jamais, c’est un peu stupide. Et que perdre mon temps, c’est quelque chose que j’peux plus continuer à faire, pas avec toi en tout cas, pas comme ça.

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