Rencontre maladroite

Hey.

On s’est croisé la semaine dernière, j’m’y attendais pas. Faut dire que j’essaye du mieux que j’peux de plus y penser, à nous, à toi. Ouais, surtout à toi. Ça fait qu’avec le temps j’ai un peu réussit à t’oublier, pas entièrement c’est certain, mais un peu. J’ai comme moins mal qu’avant j’dirais. Pis t’occupes plus tant mes pensées, sauf le soir, le soir c’est dur. Le soir j’pense à toi comme si y’avait encore un nous, pis j’trouve ça tough. Mais j’avance, pis peu à peu j’ai l’impression que j’ai légèrement réussit à tourner la page. J’veux dire, j’suis heureuse. Pis j’dis pas ça pour essayer d’me convaincre. Sérieux, j’suis bien.

J’ai recommencé l’école, ça va vraiment bien. J’ai fait du snow toute l’hiver, sans toi, avec ma famille, parfois même seule. Ouais, j’ai pris la voiture pis j’ai packté la valise avec ma planche pis mes bottes, pis toute mon p’tit kit, pis j’suis montée à Bromont, toute seule. Ça m’a tellement fait de bien, t’as même pas idée. Descendre les pentes, sans me rusher, avec mes écouteurs pis ma p’tite musique, c’était parfait, c’était paisible. Pis j’ai repris le cours de ma vie, tranquillement pas vite, j’ai recommencé à faire les choses que j’aimais faire, pis j’souris. J’me surprend à rayonner dernièrement, même à la job, les filles me l’disent: T’es bin d’bonne humeur aujourd’hui! T’as dont bin d’énergie ces temps-ci! T’es bin belle ce matin. Pis c’est vrai, j’veux dire j’me sens bien dans ma peau pis j’me sens joyeuse. Honnêtement j’vais t’avouer qu’y a un moment où j’y croyais plus, que c’tait possible de m’sentir heureuse à nouveau.

Pis t’sais, quand tu vas bien, y’a toujours de quoi qui pop de nul part, histoire de péter ta bulle. Redescend sur Terre ma belle, tu l’as pas oublié. Y’est encore là bin enfoui au fin fond d’ton p’tit coeur de pierre.

J’étais heureuse oui, pis j’avais tourné la page oui. Mais te revoir maintenant, j’tais pas prête. Pas prête à affronter la tornade dans ma tête pis l’ouragan dans mon coeur. J’tais juste pas prête à ça. J’ai vue ta face de loin, pis j’ai vue qu’tu m’avais vue toi aussi, pis nos yeux se sont croisés l’espace d’une seconde et demie pis j’me suis empressée de détourner le regard. Parce que j’pouvais pas, pas maintenant, pas là. Pas si près du but. J’t’ai pardonné pour tout ça, mais te reparler maintenant, non. J’ai hésité, le une seconde et demie m’a paru une éternité parce que j’ai vraiment hésité à entreprendre une marche vers toi et te saluer, comme une adulte. Mais ça m’aurait fait plus de mal que d’bien.

J’ai pas arrêté d’y penser depuis, s’comme maladif sur les bords mon affaire. Moi qui pensais avoir fait du chemin depuis le dernier texto que j’t’ai envoyé, y’a trois mois. Je sais que c’tait inévitable, qu’on se serait croisé tôt ou tard, mais j’aurais aimé mieux tard. Là, c’tait peut-être trop tôt pour mon coeur que j’croyais pourtant plus si fragile.

J’t’aime encore, t’es encore mon numéro 1.

Pis d’me l’avouer a sans doute été la chose la plus forte que j’aie fait ces trois derniers mois.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s