Ce qu’on ne m’a jamais dit sur les peines d’amour.

C’est inévitable, c’est comme un rite de passage, comme si c’tait ÇA notre initiation de vie; bienvenu dans le monde pis maintenant essaye de r’coller l’organe le plus important d’ton corps! Une fois qu’tu y survie, y’a plus rien qui peu t’atteindre. C’est comme un sentiment d’invincibilité, comme si un tank t’avais roulé su’l’corps pis qu’t’avais survécu.

On dit que l’temps arrange les choses, mais on nous a jamais dit combien d’temps. Parce qu’y a pas une personne pareil sur Terre, pis que le temps varie  d’une cicatrice à une autre. Le temps fais bien les choses, mais après deux semaines, pis deux mois tu finis par te dire que l’horloge tourne lentement en criss.

On dit qui faut apprendre à tourner la page, mais on nous a jamais dit que les pages se tournaient des deux sens. Parce que finalement, de tourner la page s’pas tant compliqué mais qu’une coupe de semaines plus tard tu réalises que c’qui est tough c’est d’pas r’tourner lire ton chapitre préféré histoire de remuer l’fer dans plaie. C’est bin beau vouloir repartir à neuf, mais ton passé fait partie d’toi pis peu importe c’que tu fais c’t’un bagage que tu vas trainer toute ta vie.

On dit que l’plus difficile c’est d’apprendre à vivre sans lui, mais en réalité l’plus difficile c’est d’apprendre à vivre avec soi. Parce que sans lui t’es bin correct, en autant qu’y’en aille d’autres dans l’décor. Pourtant c’est quand tu t’retrouve toute seule le soir dans ton lit qu’tu réalise que finalement t’es pas si bin qu’ça, que finalement y t’manque peut-être un peu (beaucoup) quand tu comprends qu’tes un peu (beaucoup) incomplète sans lui.

C’est d’apprendre à t’aimer toi parce que lui y’est plus là pour le faire. C’est d’apprendre à t’complimenter pis à t’donner des coups d’pieds dans l’cul pour avancer parce que ta raison d’te lever l’matin vient d’crisser son camp. C’est d’apprendre à t’faire assez confiance pour réussir à faire confiance aux autres après tout c’qui t’as fait vivre. C’est d’apprendre à t’dire que ce sera plus jamais pareil, mais qu’ça peut être encore mieux. C’est d’te r’garder dans l’miroir pis d’réussir à t’dire que s’pas d’ta faute, que t’as fait c’que tu pouvais pis qu’t’as donné tout c’que t’avais à offrir pis qu’c’est son problème à lui si ça pas été suffisant.

C’est pas facile, pis des remèdes miracles bin malheureusement y’en a pas. Tu finis par t’y faire, pis tu r’sors de c’te guerre là avec plein d’bandaids su’l’coeur. Parce que tu t’en sors jamais vraiment totalement intacte.

Mais c’t’un rite de passage, faque tu passe au travers, pis t’essaye de l’faire avec le sourire le plus fake d’la Terre étampé dans face.

Advertisements

One thought on “Ce qu’on ne m’a jamais dit sur les peines d’amour.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s