Le comment du pourquoi

Ce qui s’est passé j’peux pas vraiment l’expliquer. Quand les gens me demande comment ça va avec toi j’fais juste répondre vaguement que c’est terminé pis que c’est mieux comme ça. Mieux comme ça…

La vérité c’est que quand ils me demandent pourquoi et bin j’suis un peu sans mots, parce que je le sais pas moi-même. Comment expliquer aux gens que c’est finit quand ça a jamais vraiment commencé? T’as toujours été comme ça t’sais, mi-chaud mi-froid. Le problème c’est que ta nonchalance j’ai finis par la prendre un peu (beaucoup) personnel. Ça m’faisais mal, tu vois, de m’dire que t’en avait absolument rien à foutre. J’t’aimais tellement fort que j’osais pas croire que ça pouvait pas être réciproque. Tes yeux parlaient pour toi, pis ton regard était tellement plein de sincérité que j’pouvais pas concevoir que tu ressentais pas la p’tite étincelle toi aussi.

Pis j’pense qu’à force de t’aimer trop j’ai oublié de m’aimer moi-même. J’ai oublié de m’écouté, de m’prendre en considération. J’ai oublié que j’faisais moi aussi partie de l’équation, que nous deux c’était pas juste toi, que c’était moi aussi. T’étais mon être humain. T’étais ma personne, celle qui m’faisait me sentir mieux par ta simple présence. Pis j’pense que dans l’excessivité t’es devenu mon monde. C’est pas ta faute si j’t’ai placé au sommet de mes priorités alors que j’faisais même pas partie des tiennes.

J’crois que ce qui m’a fait changé d’idée c’est de m’être reveillé un matin et d’avoir réalisé que j’avais changé. Que j’étais plus celle que j’étais avant. Qu’autant tu m’apportais joie et bien être, autant tu m’apportais angoisse et peine. J’suis devenue anxieuse, à force de trop vouloir être ta personne, j’me suis fait du mauvais sang. J’ai comme arrêté de prendre soin de moi. À quel moment dans la vie est-ce qu’une personne arrête, comme ça, de prendre soin de soi?

Y’a pas une journée où tu m’manques pas. Et honnêtement j’m’endors encore de peine et de misère le soir parce que j’ai la tête remplie de trop de souvenirs avec toi. J’mentirais en disant que j’m’en sort quand même pas pire sans toi. Parce que c’est fou comment ça m’pese en dedans. Ou en te disant que j’te vois pas à travers chacun des p’tits détails de ma journée. Que j’m’imagine pas te raconter ce qui s’est passé la semaine passée dans mon cours à l’université ou le genre de cliente qui s’est pointé à ma job vendredi dernier.

J’essaye fort de faire bonne figure tu sais. Mais c’est difficile. C’est difficile de m’dire que t’as jamais essayé d’comprendre ma décision, que t’as jamais posé de questions quand j’tai dit que j’voulais plus te voir. Que t’as demandé absolument aucune explications, que t’as simplement acquiescé, comme si tout s’qu’on avait vécu avait jamais eu aucune importance pour toi. T’as simplement accepté de m’laissé partir sans même te battre quelque peu pour moi, comme si tu voulais que j’men aille. Ça m’a tué. Si j’étais pas déjà au fond alors là j’ai tappé le sol assez vite merci. C’est comme si t’avais pas envie d’prendre soin de moi, comme si de savoir que j’étais brisée ça t’étais bien égal.

J’me suis faite trop d’attentes avec toi, une fois de plus. Pourtant j’aurais du avoir ma leçon, avec les quinze autres fois d’avant.

Faut croire que non.

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