Vas te faire foutre.

J’ai passé les premiers jours à me morfondre, à me tapper sur la tête et me demander tous les soirs pourquoi j’avais pas été assez suffisante pour toi. Les semaines suivantes, j’ai pleuré dans mon lit la main sur la bouche à m’empêcher d’hurler des cris inaudibles parce que mon coeur pesait mille tonnes suite à ce que tu m’as fait traverser. J’ai pensé durant des mois que la douleur ne partirait jamais et que j’étais voué à une peine incessante.

Pourtant, comme le dis le dictons; le temps fait bien les choses et peu à peu j’ai finis par tourner la page. J’ai recommencé à sourire un bon matin et j’ai retrouvé, dans le miroir, la fille que j’étais autrefois. J’ai repris le cours de ma vie, j’ai repris l’école, j’ai donné mon 110% au travail et j’me suis démené comme une folle dans toutes les sphères de ma vie. J’ai excellé dans tous ce que j’ai entrepris au cours des six derniers mois et je me suis vue m’épanouir comme je n’l’avais pas fait depuis déjà un moment.

C’est alors que du jour au lendemain tu te pointe de nul part avec ta barbe de mille ans et tes p’tits yeux piteux. Après tous ce temps là, quand j’ai attendu jour après jour que tu daigne prendre de mes nouvelles, après SIX MOIS, tu reviens dans l’décor?

J’dois l’admettre, ma première réaction en voyant ton message texte à été de vouloir noyer mon cellulaire dans la toilette public la plus près. Puis, un certain malaise s’est emparé de moi et j’ai comme eu le coeur serré l’espace d’un moment. C’est comme si la Terre s’était arrêté d’tourner juste parce que soudainement t’avais envie d’me voir. Cette soirée là j’ai tellement rien compris, j’ai tellement eu envie de croire que t’étais un cave que j’ai été d’autant plus surprise de réaliser que t’avais vraiment changé. Si autrefois tu n’t’étais jamais intéressé à moi sur une autre perspective que pour du cul, cette fois-ci t’as vraiment fait fort en m’interrogeant sur tout et rien. Tu savais pour mes cours, tu savais pour mon voyage, tu savais pour tout et ça t’intriguait. Tu m’as posé des questions, tu t’es intéressé de A à Z à chacune des facettes de ma vie avec les yeux pétillants, comme si t’en avais réellement quelque chose à foutre.

En toute honnêteté j’ai été distante parce que j’ai douté de tes intentions. J’ai surtout été distante parce que la dernière fois qu’tu m’as laissé en plan, j’ai perdu toute confiance en toi que j’pouvais avoir. Au début j’ai été fermé et j’ai pris du recul, mais ça pas pris de temps que j’me suis re-ouverte à toi et ce, de toutes les manières possibles. J’ai pris la peine de piler sur mon orgueil pour te pardonner et te laisser entrer dans ma vie à nouveau.

Dans l’fond tomber en amour s’t’un peu comme rentrer dans un mur pendant qu’tu textes pis qu’tu regardes pas devant toi. T’es tellement préoccupé pis obnubilé par ton p’tit monde que tu finis par oublier le reste autour de toi. S’comme si la Terre arrêtait d’tourner pis que plus rien existait et que plus rien n’avait jamais existé. Tu regardes pas devant toi pour ce qui te parait être deux secondes pis le temps de l’dire t’as l’amour d’étampé dans l’front en guise de puck bleue qu’tu t’es faites en heurtant l’mur. T’as pas l’temps de crier ciseaux qu’tu l’vois déjà dans ton bol de céréale le matin, pis qu’il accapare déjà la moindre de tes pensées en classe quand l’prof parle un peu trop vite d’un sujet un peu trop plate à une heure un peu trop tôt.

Tomber en amour s’comme frapper un mur en pleine face. Y’a rien d’bien grave là-dedans, ça surprend c’est tout. Pis tu l’sais qu’tu vas être correct après, que c’est juste un mur t’sais. Mais tu t’inquiète pareil, parce que d’un coup que, toi la pas-chanceuse-pour-cinq-cennes, tu t’tappes une commotion en bad-luck. Avec toi, c’est plus comme se crisser la tête devant un ventilateur pis manger le coup des volants un après l’autre… Un peu comme frapper un mur, mais quinze fois de suite à 600 millions de kilomètres heure. Des commotions j’dois être rendue immunisé à ça, c’t’encore un miracle que j’sois ici aujourd’hui. Parce qu’honnêtement je sais pas comment j’ai fait pour survivre à ça. Pour survivre à toi.

T’étais mon plus plus, pis j’voulais tellement croire fort que c’était différent cette fois que j’me suis pas rendu compte que j’recommençais à rêver à un nous qui n’existerait jamais. Le fameux nous, je l’ai tellement attendu tu sais. J’l’ai tellement idéalisé, je l’ai tellement convoité, je l’ai tellement souhaité au plus profond de mon âme en y mettant tout les p’tits s’il vous plait du monde et toutes les plus belles attentions. J’ai été tellement déçue par toi. J’suis tellement déçue.

C’est dégueulasse de se servir des gens comme ça, juste parce que tu t’sens trop seul dans ta vie plate de gars qui calisse absolument rien. T’as tout le potentiel nécéssaire pour réussir pis tu le gaspille. T’as du coeur pis des valeurs extraordinaires, mais l’authenticité apparemment n’en fait pas partie. C’est plate, de te voir suivre tes amis comme ça, comme un osti de mouton.

Fuck you, toi pis ton p’tit monde d’hommes qui s’prennent encore pour des dudes de quinze ans. C’est comme si tu venais de découvrir ta sexualité criss, à sortir dans des clubs bâtards avec ta gang de gars sur la cruise bin raide avec une gang de filles bin-trop-jeunes pour vous. Come on, me semble que tu vaux plus que ça, me semble que moi en tout cas j’vaux plus qu’elles. Pis l’alcool, j’veux dire c’est tu juste moi qui trouves pas ça normal qu’à ton âge t’aie toujours pas appris à boire? Y’as tu juste moi qui pense que c’est exagéré de boire à toujours finir décalissé comme ça? C’est bin beau vouloir avoir du fun, mais grandi un peu, j’veux dire t’sais, t’es capable d’être responsable. Pis de renifler comme une souffleuse à tous les jours parce que toi pis tes boys vous venez de découvrir ça, la drogue, tu penses tu vraiment que c’est cool? Pour moi, en tout cas, ce l’est pas. C’est pas les plans que j’avais pour nous, pis j’osais espérer que c’est pas les plans que t’avais pour toi-même.

J’te déteste, pour tous les bons moments qu’on a pu vivre. J’pensais pas dire ça un jour, mais j’aurais aimé jamais t’avoir rencontré. J’aurais aimé avoir jamais vécu tous nos fou-rires, toutes nos sorties, toutes les taquineries, tout. Juste tout en général, j’aurais aimé l’avoir jamais vécu. J’t’en veux de m’avoir fait ressentir autant de belles émotions pis de les avoir écrasées en toute impunité. Tu m’as floué je sais plus combien de fois, j’ai perdu le compte honnêtement. Tu peux être fier sérieux, une bonne main d’applaudissements pour toi, parce que t’as réussi à m’faire gober tes conneries à chaque calisse de fois. J’espère que t’es content, de m’avoir détruite. Parce que oui, t’as réussi, j’suis à terre aujourd’hui, j’suis au fin fond du puit et j’arrive plus à me relever, J’suis K.O. c’est terminé, t’as gagné.

T’as eu ce que tu voulais, j’ai d’la peine. Pis de dire que j’ai d’la peine c’est même plus suffisant pour exprimer à quel point j’me sens déchiré en dedans. Bravo, j’ai rien d’autre à te dire que ça. Bravo d’être un calisse de sans dessin, un esti de trou d’cul pis un beau criss de chien sale.

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