R. en paix

Salut mon coeur,

Comment tu vas? Question assez conne, je sais. Pas super, j’imagine. J’comprend, j’suis tellement désolée pour ta perte, ça m’pogne au coeur. C’est fou, comment certains moment peuvent durer une éternité et comment la vie, elle, peut s’éteindre en un souffle. J’ai mal en dedans pour toi, pour vous. J’ai mal pour ta mère, qui resplendi toujours de joie et qui doit être dévastée aujourd’hui. J’ai mal pour ton père, ton frère et ta soeur, parce que je les aime comme ma propre famille. J’ai mal pour tous les autres, parce que ce sont des gens que tu aimes et qu’ils souffrent. J’ai mal pour toi dommy, j’ai envie d’être là, j’ai envie de te prendre dans mes bras et te dire que ça finit par passer, la douleur dans ton estomac.

C’est con. Dire qu’il y a deux jours on se disait adieu tous les deux sans savoir qu’aujourd’hui tu dirais adieu pour de vrai. J’me sens égoïste, d’être en colère contre toi sachant qu’aujourd’hui tu vies un deuil des plus déconcertants. Je savais pas tu sais, que c’était imminent. J’me sens égoïste de pas l’avoir su, j’veux dire y’a bin quelque chose quelque part que j’ai manqué, si j’étais pas au courant qu’un de tes êtres chers était mal en point. J’aurais dû être là pour toi, assez pour que t’aie envie de me confier ta peine.

J’ai jamais vraiment pris la peine de demander, comment c’était vous deux. Le genre de relation que tu entretenais avec ton grand-père maternel, j’ai jamais su si vous étiez proches tant que ça. J’imagine que oui, pour les fois que je vous ai vue ensemble.

Je le connaissais pas beaucoup, à peine pour être honnête. Je crois que j’peux dire que je l’aimais bien, surtout parce qu’il avait du goût. Après tout, il me disait quand même que j’étais une belle jeune femme. Tu sais de qui tenir ton petit air de charmeur en tout cas.

Tu sais, j’suis quand même là. Malgré les choses moins belles qu’on ait pu se dire au cours des derniers jours, j’suis toujours présente pour toi. J’veux que tu saches que tu peux me faire confiance, que tu peux t’appuyer sur mon épaule si t’as besoin d’un coup de main pour te relever, j’te laisserai pas tomber. Je sais que ça peut avoir l’air du contraire, je sais que j’peux avoir l’air de t’abandonner dans un moment difficile, mais c’est pas le cas. C’est difficile pour moi aussi tu sais, de piler sur mon orgueil, mais c’est quelque chose que j’suis prête à faire n’importe quand si ça signifie que j’peux t’aider d’une quelconque manière à passer au travers de tout ça.

Je t’aime, believe it or not, ta peine m’affecte aussi et jamais dans 100 ans j’te souhaiterais malheur. J’ai toujours juste voulu ton bien être, et encore aujourd’hui la seule chose qui m’importe c’est que t’esquisse un sourire sur ton visage à nouveau.

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