Des efforts à petite cuillère.

Ça fait que je vous annonce que la semaine dernière j’ai comme eu un court circuit pis bin ça un peu viré en crise. Ça faisait un peu plus qu’une semaine qu’on s’était pas vue mon plus plus et moi, j’m’ennuyais bin gros comme vous devez vous en douter. Et comme il prenait pas contact avec moi, après une couple de jours de ”j’vais attendre qu’il me texte en premier”, j’ai décidé de faire les premiers pas pis de l’inviter à la maison. Évidemment, il a dit oui. Donc deux jours plus tard, on passe la soirée ensemble.
Et c’était une très belle soirée, genre on a parlé bin gros, on a ri, on s’est collé, bref c’était vraiment agréable comme soirée. C’est le genre de gars qui te fais toujours douter, t’sais, parce qu’il est pas bin bin engagé dans la relation pis qu’il est pas super démonstratif. Ça fait que chaque fois qu’on est pas ensemble, j’suis là à capoter un peu trop et m’dire qu’y m’apprécie pas. Sauf que c’est aussi un gars pas mal transparent, si y’a pas envie d’être là, ça se sent. Et avec moi j’ai jamais eu l’impression qu’il avait pas envie d’être là. Quand on est ensemble j’me sens toujours bien et peu importe les craintes que j’peux avoir, elles disparaissent dès que je le vois. Parce que quand il est là, j’doutes pas, je sais que ce qu’on partage c’est vrai.

Mais ça change pas le fait que le reste du temps bin j’me sens tout pognée dans mes tourments, pis bin j’aime pas ça. Alors j’ai décidé de lui en parler, t’sais avec le temps j’me suis dit que j’étais rendue assez vieille et mature pour discuter de mes préoccupations, faque je l’ai confronté. Puis, me connaissant, émotive comme j’suis, bin disons que ça moins bien sortie que je l’espérais. Les grosses larmes, les sanglots pis toute, les ”tu t’criss de moi” à tour de bras pis les ”laisses-moi toute seule” entre deux reniflements. Le gars était juste sans mots, sérieux, et j’peux pas lui en vouloir, j’veux dire j’ai pété ma coche sur un gros rien. Il a dû se sentir pas mal impuissant, lui qui est tellement bon dans le gérage d’émotions en plus, not. Ça fait qu’après avoir essayé, maladroitement, de me consoler, il a juste lâché prise et a décidé de crisser son camp.

Vous auriez payé pour voir ma réaction.

La fille ça fait dix fois qu’elle lui dit de décrisser, il se prépare à partir, pis j’pète ma coche. ”J’peux pas croire que tu t’en vas demême”, ”voyons donc que tu m’laisse toute seule”, ”t’as pas d’allure de partir comme ça”, ”c’est ça vas-t’en”, ”j’veux pas que tu t’en aille”, pis mon préféré ”s’il te plaît, reste”. Il devait être mêlé en maudit, mais il est quand même resté pis on a dormi collés collés. Laissez-moi vous dire que le lendemain matin j’me sentais un peu conne. J’veux dire, j’ai fait ce que j’ai fait et j’ai réagi de la manière que j’ai réagi parce que j’me sentais pas bien et j’avais besoin d’extérioriser ça un peu, mais pareil. C’était poussé. Alors oui, j’me sentais pas mal cheap

Ce qui est sweet c’est que lui m’a pas pentoute faite sentir cheap, il a même dit qu’il me comprenait et surtout, qu’il allait faire des efforts, histoire que j’me sente moins insécure quand on n’est pas ensemble. Des efforts. Résultat ; ça fait trois jours qu’on s’est pas vue, trois jours que j’ai pas de nouvelles, trois jours que je joue à ”attendre qu’il me text en premier” sans jamais rien recevoir.

Grosse déception j’dois vous avouer..

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Petit breakdown émotionnel

J’ai besoin de savoir si tu tiens a moi autant que je tiens à toi. J’ai besoin de savoir si tu penses à moi au moins une fois dans ta journée. Si, parfois, le soir avant d’aller dormir tu souhaites que je sois à côté de toi. Si j’te manque quand on ne se voit pas durant une semaine. Si t’affiche un sourire un peu con des fois en lisant mes messages texts.

J’ai besoin de savoir si m’avoir dans ta vie t’enlève l’envie d’aller voir ailleurs. J’ai besoin que tu m’dises que tu ferais rien avec une autre si l’occasion venait à se présenter. J’ai besoin que tu me rassures en me disant que quand tu réponds pas à mes texts c’est seulement parce que t’es occupé et non pas parce que t’en a absolument rien à foutre de moi.

J’ai besoin que tu m’dises que ça te fait chier, parfois, quand y’a d’autres hommes autour de moi. Que tu te sens insécure par rapport à tout ça de la même façon que moi j’me sens insécure. Que toi aussi t’as peur de me perdre et de retourner à la case départ. Que t’es pas en trin de te lasser de moi comme toutes les autres fois où j’ai essayer de faire en sorte que ça marche nous deux. Que quand j’prend de tes nouvelles à longueur de semaine ça te tappe pas sur les nerfs et qu’au contraire ça te fait même un peu chaud au cœur.

J’ai besoin que tu m’dises que tu m’aimes peut-être pas, mais qu’il y a personne d’autre avec qui t’aurais envie d’être. Que t’es quand même bien quand j’suis pas là, mais que t’aimerais que le temps s’arrête quand je le suis.

J’ai besoin d’arrêter de me sentir insécure à penser à chaque secondes que je pourrais te perdre. J’ai besoin que tu m’serre fort dans tes bras, avec ton air bête un peu à boute, en me disant que j’capote toujours trop pour rien et qu’j’ai pas à m’inquiéter. Que t’es là pour rester.

Que ce qu’on partage c’est peut-être pas parfait, mais que c’est tout ce dont nous avons besoin.

You can put the blame on me

En amour j’ai jamais vraiment eu de chance. Peut-être que c’est moi qui faisait juste pas bien les chose, peut-être que c’est la vie qui m’a juste pas fait de cadeaux, I guess que ça on le saura jamais. J’me suis souvent retrouvée seule devant le fait accomplis à devoir prendre sur moi et accepter que le ciel était pas aussi bleu que j’le pensais. J’ai eu beaucoup de peine, plus souvent qu’autrement. C’est dommage, à y repenser aujourd’hui, de m’dire qu’en amour j’ai eu plus de bas que de hauts. T’sais, j’vois les gens autour de moi pis j’suis là à m’dire “my god, couple goals”, tandis que j’braye ma vie tous les soirs dans mon lit à me demander pourquoi j’suis pas suffisante. Le problème avec moi c’est que j’suis tellement habituée que ça aille mal qu’on dirait que j’me sens obligée de suivre le pattern.

Alors j’ai fait, récemment, la gaffe que j’aurais pas dûe faire. J’pense que ça a toujours été plus facile pour moi de m’faire blesser que d’blesser les autres. J’imagine que c’est parce que j’ai plus de facilité à haïr les autres que m’haïr moi-même. Aujourd’hui je réalise que j’ai fait d’la peine à la personne que j’aimais. Y’a rien que j’puisse faire pour effacer mon geste et j’en suis désolée. On dirait que je réalisais pas à quel point c’était pas correct jusqu’au moment où j’ai dû dire la vérité. On dirait que j’voyais pas l’impact de mes actions jusqu’à ce que le sourire disparaisse de son visage. Je sais qu’j’ai souvent été blessée par lui auparavant, mais jamais j’aurais imaginé un jour que ce serait moi qui lui ferait de la peine.
Parfois les gens nous font du mal et ont leur en souhaite en retour. Dis comme ça, ça peut avoir l’air un peu malsain, mais j’imagine qu’il y a rien de plus humain. Tu peux pas imaginer le nombre de fois où j’me suis surprise à rêver de te remettre la monnaie de ta pièce en te shootant dequoi du genre “payback’s a bitch“. Pourtant aujourd’hui j’suis loin d’avoir envie de ça. Pourtant aujourd’hui la dernière chose que je voulais c’était de te faire de la peine. J’pense qu’on a traversé une tonne d’affaires toi et moi, que tu m’en as fait vivre de toutes les couleurs et que si j’suis encore là aujourd’hui c’est que j’tiens a toi peut-être même plus qu’à moi-même.

J’trouve ça difficile d’attendre de tes nouvelles. Je sais que j’t’ai dis que j’te laisserais du temps et de l’espace, je sais que t’en a besoin, mais c’est tough en maudit pour moi. J’ai peur de te perdre à travers ma connerie, j’ai peur de détruire ce qu’on a bâti au cours des derniers mois, j’ai peur d’avoir baissé dans ton estime ou encore d’avoir perdu de la place dans ton cœur. Je l’sais qu’j’suis pas facile à vivre. Je sais que j’t’aurais probablement boudé des mois et des mois si tu m’avais fait ce coup là. Je sais que c’est pas juste de te demander de passer par dessus, comme ça, après si peu de temps. J’t’ai fais de la peine et j’m’en veux, tu sais. J’m’en veux tellement, t’as pas idée. Je sais que de t’ouvrir aux autres c’est difficile pour toi, que t’es pas proche de tes sentiments, que t’as fait des efforts pour moi et qu’t’a l’impression d’avoir été remercié tout croche. J’suis tellement désolée. C’était pas mon intention.
J’ai pas réfléchi et ça fait longtemps. Et j’ai pas jugé bon de t’en parler parce que j’voulais pas te blesser pour rien. Parce que pour moi ça c’est rien, c’est terminé et ça n’a aucune chance de revenir. Tu peux pas t’attendre à ce que j’aie pas de passé, parce qu’on en a tous un, on a tous des squelettes dans le placard. Mais j’te promet que mon présent c’est toi et qu’éventuellement, mon futur aussi ce le serait.

Meilleurs amis au lit.

J’pense que l’erreur la plus commune c’est de penser que l’amitié et le sex ça fait bon ménage. Faux, allez pas vous aventurer là-dedans. C’est correct l’espace d’un moment, le temps que ça dure, mais ça finit toujours de la même façon.

C’est difficile de survivre à une amitié où l’autre personne finit par te considérer comme un trou. Ce que j’veux dire c’est que tôt où tard tu finis par te sentir utilisé, pis les relations utilitaires ça augure jamais rien de bon. Les amis c’est pas fait pour coucher ensemble, c’est pour ça qu’on les appelle amis et pas autre chose.

Pourtant, on le sait comment sont nos amis par rapport à leurs relations sexuelles. Le nombre de fois où ils nous en parlent, pourquoi ce serait différent dans notre cas? Et puis n’importe qui de sensé à pas envie d’entendre déblatérer la personne avec qui elle couche sur ses autres relations intimes. J’veux dire, gardes-toi une gène.

C’qui est difficile c’est d’établir la marge à franchir et à ne pas franchir, puis c’est jamais la même d’une personne à une autre. Ce qui passe pour moi ne passera peut-être pas pour toi, on est tous différents après tout. Mais tes amis tu les choisis, tu les connais bien aussi, vous partagez des intérêts communs, avez les mêmes valeurs. Et après un certain temps, quand tu décides de t’aventurer dans une relation un peu plus compliquée avec l’un d’entre eux, tu espères tout de même que vous soyez sur la même longueur d’ondes. C’est normal, vous vous promettez de vous respecter dans tout ça et vous vous connaissez assez bien pour savoir où poser la limite.

Mais non, c’est quand même pas suffisant. Parce qu’être ami avec quelqu’un et partager son intimité avec quelqu’un ce sont deux choses complètement différentes. Et la personne que vous croyiez connaître s’avère à être une toute autre personne. Et ce lien que vous aviez de particulier, ne semble peut-être plus aussi unique. Et cette impression d’être spéciale à ses yeux, n’était peut-être qu’une simple illusion.

T’sais, la voix dans votre tête qui vous dit que vous avez trop à perdre dans votre amitié pour risquer le tout, elle a raison. C’est l’autre voix de laquelle vous devriez vous méfier, celle qui vous dit d’essayer, que peu importe ce qui arrive, vous êtes tous deux assez matures pour gérer la situation correctement. Non, assez matures peut-être, mais vous êtes beaucoup trop investi émotionnellement pour risquer une si belle amitié. J’vous l’dis, pour être passé par là, on y survit pas.

T’as l’amitié, t’as le sex, pis t’as les miettes qui en reste une fois que t’as faite l’erreur de mixer les deux.

R. en paix

Salut mon coeur,

Comment tu vas? Question assez conne, je sais. Pas super, j’imagine. J’comprend, j’suis tellement désolée pour ta perte, ça m’pogne au coeur. C’est fou, comment certains moment peuvent durer une éternité et comment la vie, elle, peut s’éteindre en un souffle. J’ai mal en dedans pour toi, pour vous. J’ai mal pour ta mère, qui resplendi toujours de joie et qui doit être dévastée aujourd’hui. J’ai mal pour ton père, ton frère et ta soeur, parce que je les aime comme ma propre famille. J’ai mal pour tous les autres, parce que ce sont des gens que tu aimes et qu’ils souffrent. J’ai mal pour toi dommy, j’ai envie d’être là, j’ai envie de te prendre dans mes bras et te dire que ça finit par passer, la douleur dans ton estomac.

C’est con. Dire qu’il y a deux jours on se disait adieu tous les deux sans savoir qu’aujourd’hui tu dirais adieu pour de vrai. J’me sens égoïste, d’être en colère contre toi sachant qu’aujourd’hui tu vies un deuil des plus déconcertants. Je savais pas tu sais, que c’était imminent. J’me sens égoïste de pas l’avoir su, j’veux dire y’a bin quelque chose quelque part que j’ai manqué, si j’étais pas au courant qu’un de tes êtres chers était mal en point. J’aurais dû être là pour toi, assez pour que t’aie envie de me confier ta peine.

J’ai jamais vraiment pris la peine de demander, comment c’était vous deux. Le genre de relation que tu entretenais avec ton grand-père maternel, j’ai jamais su si vous étiez proches tant que ça. J’imagine que oui, pour les fois que je vous ai vue ensemble.

Je le connaissais pas beaucoup, à peine pour être honnête. Je crois que j’peux dire que je l’aimais bien, surtout parce qu’il avait du goût. Après tout, il me disait quand même que j’étais une belle jeune femme. Tu sais de qui tenir ton petit air de charmeur en tout cas.

Tu sais, j’suis quand même là. Malgré les choses moins belles qu’on ait pu se dire au cours des derniers jours, j’suis toujours présente pour toi. J’veux que tu saches que tu peux me faire confiance, que tu peux t’appuyer sur mon épaule si t’as besoin d’un coup de main pour te relever, j’te laisserai pas tomber. Je sais que ça peut avoir l’air du contraire, je sais que j’peux avoir l’air de t’abandonner dans un moment difficile, mais c’est pas le cas. C’est difficile pour moi aussi tu sais, de piler sur mon orgueil, mais c’est quelque chose que j’suis prête à faire n’importe quand si ça signifie que j’peux t’aider d’une quelconque manière à passer au travers de tout ça.

Je t’aime, believe it or not, ta peine m’affecte aussi et jamais dans 100 ans j’te souhaiterais malheur. J’ai toujours juste voulu ton bien être, et encore aujourd’hui la seule chose qui m’importe c’est que t’esquisse un sourire sur ton visage à nouveau.

Prières

Grand-mère, je sais comme juste pu à qui m’adresser tu vois. J’m’excuse tu sais, de fixer mon plafond de chambre en pleurant le soir dans mon lit et en t’implorant d’faire en sorte que ma vie se déroule un peu mieux. Je l’sais qu’tes comme en vacances en haut, que c’est ton moment de paix à toi, que la vie sur Terre c’est terminé pour toi et que t’as pu à dealer avec ce genre d’affaires-là. C’est juste que c’est plus fort que moi, j’ai l’impression que t’es la seule en haut à avoir du pouvoir sur c’qui s’passe ici.

Tu l’sais, j’ai jamais vraiment eu la foi.Croire en une force spirituelle c’est comme au dessus de mes forces, mais croire en toi c’est juste naturel. Parce que j’me dis que tu dois pas être partie bin bin loin, que t’as mis une famille au monde et qu’tu vas t’assurer que tout se passe pour le mieux pour chacun d’entre nous. Alors quand j’me couche le soir, les larmes aux yeux, c’est à toi que j’m’adresse.

Parce que j’ai besoin de comprendre pourquoi la vie est mal faite à ce point-là grand-mère. J’ai besoin de comprendre pourquoi j’suis tombé solide en amour avec quelqu’un pour qui j’valait pas grand chose. J’ai besoin qu’on m’explique l’injustice du coeur brisé et de la sensation de vide dans l’estomac. J’ai envie de savoir pourquoi. À quoi ça sert. Parce que de m’dire que les épreuves servent à me rendre plus forte, à un point, j’en ai eu pis j’en ai vu des épreuves et j’en veux plus. C’est difficile à accepter tu vois, de ne pas être apprécié autant qu’on le voudrait, j’trouve ça rough en maudit pour l’orgueil.

Le plus difficile c’est de pas comprendre pourquoi ça passe pas. J’veux dire après avoir accepté que ça fonctionnait pas, après avoir fait le nécéssaire pour prendre nos distances, pourquoi ça passe pas? Pourquoi, après des mois et des mois sans aucune nouvelle de lui et sans essayer d’en avoir, j’y pense encore autant. J’essaye de comprendre, grand-mère, pourquoi la vie a mis sur mon chemin un être pour qui je ressentirais des émotions aussi forte, pour que ce serait pas réciproque et de qui, malgré le temps, j’n’arriverais pas à m’enlever de la tête. Est-ce que j’mérite ça? Sérieusement des fois j’me le demande vraiment, est-ce que j’ai fait quelque chose de cruel et karma’s a bitch vie avec les conséquences aujourd’hui? Parce qu’honnêtement c’est pénible comme châtiment.

Je sais que je gosse le soir, à te demander de faire en sorte que ça aille mieux, mais je crois sincèrement qu’il n’y a que toi qui peut m’aider à travers ça. J’espère que, avec le caractère qu’on a dans famille, t’as ton mot à dire là-haut sur le déroulement des choses et qu’tu vas pousser un peu de mon bord pour m’aider à me relever.

Merci

M-A.B

C’est le genre de rencontre banale, comme ça, qui sans t’y attendre change le cours de ta vie. J’ai rencontré mon meilleur ami à ma quatrième année de secondaire, durant une sortie spéciale dans une retraite en campagne pour le weekend. Y’a des gens dans vie avec qui ça fait juste cliqué, comme ça et avec lui ça a juste cliqué, comme ça, je crois que c’est une question d’affinités. C’était le genre d’amitié présente sans être abusive. Avec mes autres amis y’avait comme une règle non-écrite qui stipulait qu’on devait se voir au moins trois fois semaine et ce, en dehors de l’école. Notre code à nous était différent; j’peux pas dire qu’on se voyait si souvent que ça, même à l’école, on se croisait peut-être pas nécessairement tous les jours.

C’était le genre d’amitié qu’on savait présente et qui nécessitait aucune preuve ni aucun engagement, c’était juste là. On savait que peu importe, on serait là l’un pour l’autre. Avec le temps on a juste développé quelque chose de plus fort, voyez-vous. J’crois que ce qui défini le mieux une amitié c’est la loyauté et ça, on n’en manquait pas. Maintenir la connexion malgré la distance et les horaires chargés c’était aussi simple que bonjour. Et si l’un avait des plans quand l’autre lui en proposait, on faisait avec et on s’arrangeait autrement, y’a jamais vraiment eu de drama.

Aujourd’hui, avec bien du recul, je réalise que ce qui semblait être une amitié banale et ordinaire s’est révélé être beaucoup plus que ça. C’est vraiment rare de pouvoir dire de quelqu’un qu’on lui fait confiance à 100%, que no matter what, on sait qu’on peut compter sur cette personne. Avec lui, c’est plutôt du 110% même, et une confiance complètement aveugle sans aucune restriction.

C’est le genre de personne qui te fait te sentir bien, juste par sa présence. C’est le genre de personne attentionnée, qui care et qui s’investi. C’est le genre de personne qui va donner, sans espérer recevoir en retour, qui va aimer, ouvertement et à son plein potentiel. C’est le genre de personne qui t’inspire à aspirer, qui puts hiself out there, qui fonce, qui persévère sans jamais baisser les bras. C’est le genre de personne qui te pousse à te surpasser et qui te donne envie d’être la meilleure version de toi-même. Il a confiance en toi et en ta réussite et il est prêt à investir de son temps pour t’aider à briller.

C’est le genre de rencontre banale, comme ça, qui sans t’y attendre change le cours de ta vie.

J’avais jamais pensé un jour rencontré une personne aussi extraordinaire et aujourd’hui j’peux me prévaloir de l’avoir comme meilleur ami.